Mon fils, et les dessins - Élodie Briard

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Mon fils, et les dessins

Mon fils, et les dessins - Élodie Briard

Mon fils commençait une activité dessin. Il nous avait demandé de l’inscrire aux cours qui se tenaient le samedi après-midi. Avec son père, nous étions très heureux qu’il ait choisi, à son âge, une activité qui l’intéressait. Du haut de ses cinq ans, il nous avait déjà étonnés par ses remarques et par ses centres d’intérêt. Son père aussi avait cette fibre artistique. Mon mari soude, forge ou sculpte. Il a fait un porte-bûches en récupérant des barrières métalliques. Après avoir soudé des barres ensemble, il avait ajouté des roulettes de bonne qualité et peint en noir l’ensemble. C’était pratique et esthétique. Pour ma part, j’avais aussi le goût pour la création. Cependant, j’étais plutôt douée dans la confection de menus objets. Je pensais confectionner moi-même, une pochette, où mon fils pourrait glisser ses feuilles et sa trousse. Son matériel de dessin se limitait encore à un assortiment de feutres et de crayons de couleur, de toutes les nuances possibles, du vert azur, au jaune citron, en passant par un rose fuchsia, avec lequel, mon fils me dessinait de magnifiques cœurs.

Ce que je préfère, c’est trouver de jolis coupons de tissus et de confectionner des sacs ou des pochettes suspendues dans lesquelles je range les jouets de mon fils, les chaussettes et autres sous-vêtements de mon mari. Dans la cuisine, mes spatules, louches, cuillères en bois, sont toutes rangées soigneusement dans une pochette suspendue dans un tissu rouge brique décoré de pivoines blanches. J’ai toujours aimé créer des petits objets. J’ai découvert une boutique en ligne, qui vend des coupons de tissus en coton imprimés de motifs vraiment très originaux. Je peux passer une heure sur ce site, juste à regarder les jolis imprimés. Inspirés de la tradition chinoise, japonaise ou balinaise, les couleurs et les motifs sont superbes.

Pour finir, j’allais dans une petite mercerie se tenant près de l’immeuble où mon conseiller financier exerce ; la jeune vendeuse avait un stock important de boutons en nacre, de liens solides aux couleurs acidulées et de broches en forme d’insectes. Ces petits accessoires donnent une note amusante à toutes mes créations et je ne peux plus m’en passer. Pour le sac de mon fils, j’avais repéré des boutons en forme de tête de lion. J’en pris quatre, et je ne pus m’empêcher de reprendre du fil de coton, dont la résistance n’est plus à prouver. J’avais tout le nécessaire pour commencer à confectionner la pochette pour mon fils.