On n’hérite pas toujours de la famille que l’on souhaite - Élodie Briard

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On n’hérite pas toujours de la famille que l’on souhaite

On n’hérite pas toujours de la famille que l’on souhaite - Élodie Briard

Au lendemain du mariage d’une de mes cousines, j’étais encore dans la maison de ses parents. Ma tante avait décidé de garder tous ses neveux et nièces après la fête, car elle se savait malade, et avait décidé de discuter avec tout le monde à propos de la vente de la grande maison, et des terres alentour. Je ne voyais pas réellement pourquoi nous avions tous étés conviés à cette réunion familiale, étant donné que ma cousine qui venait de se marier, était l’héritière légale de toute cette fortune. Selon elle, elle ne se voyait pas remettre un héritage de plusieurs générations, à une femme totalement irresponsable qui était sa fille, et aussi à un homme dont le métier est de faire de la chirurgie esthétique. Je ne voyais pas sur le moment, en quoi cela pouvait la gêner. Apparemment, tout le monde avait l’air d’être d’accord avec elle. En ce qui me concernait, je laissais ma part, à sa sœur, ma mère. Je ne voulais absolument pas rentrer en conflit avec une cousine qui ne m’avait rien fait, et dont le nouveau mari avait un métier pour lequel je ne trouvais aucun point critiquable. Je partais, en les laissant discuter du partage des parts.

Je téléphonais à ma cousine le mois suivant, juste après sa lune de miel. Je tenais absolument à avoir une discussion avec elle concernant le comportement des autres cousins et cousines, sur ce qui lui revenait de droit en héritage, depuis le jour de sa naissance. Elle me donna rendez-vous dans le centre d’esthétique où travaillait son mari. Elle y travaillait, elle aussi, depuis peu. Lorsque je la rejoignais dans le centre, je l’attendais quelques instants dans la salle d’attente. Un pamphlet sur la table, portait le nom de son mari, et juste en dessous, on pouvait lire, « les meilleures injections de botox Quebec. » Elle s’amena quelques minutes plus tard, en me proposant d’aller dîner ensemble. Son mari ne pouvant laisser le centre entre les mains des standardistes, était venu me saluer. Je ne voyais rien, ni sur le visage, ni sur le comportement de cet homme, qui justifie l’écart et la disgrâce, qu’il subissait de sa belle-famille. Je trouve, au contraire, que ma cousine avait fait force d’esprit de se trouver un homme aussi stable, et aussi sympathique. À ce jour, je suis toujours le seul membre de la famille à qui elle accepte d’en parler. Bien fait pour les autres.