Un changement de décor favorable - Élodie Briard

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Un changement de décor favorable

Un changement de décor favorable - Élodie Briard

J’avais prévu deux semaines de vacances pendant lesquelles je ne souhaitais pas me déplacer. Je voulais seulement rester dans ma maison. J’avais prévu de repeindre mes volets, de revoir ma décoration intérieure, de changer ma porte d’entrée. Des cambriolages fréquents dans mon entourage m’avaient décidée. Mon compagnon est souvent en déplacement pour ses affaires. J’apprécie ma solitude passagère. Cette indépendance m’est chère. Aussi, je préparais avec plaisir ces quelques jours que je passerai à m’activer dans mon habitation.

Comme beaucoup de personnes avant l’été, je souhaitais maigrir rapidement. J’espérais que mon programme chargé m’y aiderait ; j’espérais que le temps me manquerait pour grignoter entre les repas et je serais dans une dynamique qui me ferait bouger. Le matin du premier jour de mes vacances, je sortis dans le jardin. Le soleil dardait déjà ses rayons chauds sur moi. Après avoir enfilé une tenue confortable, je commençais à décaper mes volets. Plusieurs journées passèrent avant que je finisse cette première partie. Puis encore deux autres pour tout recouvrir d’une peinture bleu lavande. Sur le revêtement de la maison beige, la couleur ressortait bien. Je photographiais mon œuvre et j’envoyais l’image à mon compagnon. Je ne reçus une réponse que le soir. Il s’extasiait sur le choix de la nuance. J’étais rassurée, mais, de toute façon, je n’aurai pas recommencé.

J’avais encore quatre jours pour opérer des changements dans mon intérieur. Les magazines de décoration que je lisais en ligne ou que je recevais dans ma boîte aux lettres m’avaient inspirée. Un escalier sans rambarde montait à l’étage. Ses longues marches de bois peints en blanc semblaient flotter dans l’air. Je voulais changer la couleur des murs qui étaient d’un blanc éclatant, trop à mon goût, je m’en étais lassée. J’avais demandé à un peintre professionnel de poser un papier peint à motifs repoussés. Il s’agissait de le couvrir d’une teinte sable. L’intérieur était plus élégant ainsi. Un tapis prenait les trois-quarts de la pièce. Il était à fond beige, avec des fleurs violet et rose magenta dispersées dessus. J’avais fait recouvrir par un tapissier l’ensemble du canapé d’angle et des fauteuils en velours pourpre. La table basse d’inspiration mexicaine avait conservé sa place centrale. Un soliflore était posé en son centre. Une tige de bambou, accompagnée d’un iris blanc, composait le bouquet. J’avais, à mon avis, réussi un changement positif. Il ne me restait plus qu’à attendre la réaction de mon compagnon.