Une famille comme les autres - Élodie Briard

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Une famille comme les autres

Une famille comme les autres - Élodie Briard

Mais parent n’avaient jamais rien eu à nous léguer à mes frères et à moi. Nous avions tous démarré nos vies avec zéro fortune. Pour ce qui était de la gestion de patrimoine, il n’y avait jamais eu de casse-tête en ce qui nous concerne. Deux de mes frères, avaient pas mal réussi, et possédaient chacun une affaire florissante. Je devais aller les voir un jour, pour leur demander un emprunt, de sorte à pouvoir démarrer moi aussi une affaire. Nous avions grandi ensemble, mais pour ce qui était des questions d’argents, j’avais l’impression d’avoir face à moi, deux hommes d’affaires assez froids, et centrés seulement sur des rentes possibles et des gains futurs.

L’un d’entre eux revenait me voir quelques mois plus tard, avec une proposition qui était supposée m’aider à enfin démarrer dans la vie. Il me demanda de gérer un de ces hôtels qui faisait partie intégrale de son patrimoine, et qu’il était censé donner en succession à l’aîné de son fils, une fois que celui-ci aurait terminé ses études. Je devais en quelque sorte, lui donner la garantie en premier lieu, de pouvoir garder et gérer une partie de son patrimoine, pendant que lui était occupé à cumuler d’autres biens. Il me fallait en quelque sorte, jouer le rôle du pilier de ses anciennes affaires pour le bien de sa famille. Je pensais qu’il n’avait pas tort. Après tout, il avait tout à fait raison d’espérer préserver tout ce qu’il avait gagné pour sa descendance.

Mon métier de gestionnaire d’hôtel ne dura que deux ans. J’avais énormément appris de ce nouveau métier, même si j’étais dans la situation tous les jours, de devoir rendre des comptes à un frère qui, dans son rôle de patron, était très proche du tortionnaire. J’avais été dans l’obligation de trouver toutes sortes d’astuces pour augmenter le chiffre d’affaires, et rendre à chaque mois, des bordereaux d’affaires avec un pourcentage en augmentation. Autrement, je passais pour la troisième roue du carrosse, et il ne manquait pas de me ridiculiser, même devant le personnel. Nos parents ne nous avaient rien laissé, c’est certain. Mais ils n’avaient laissés derrière eux, ni rancœur, ni aigreur. Il est certain que nous nous étions tous sentis démunis à leur départ. Mais s’il faut passer une vie à broyer du noir pour laisser quelques pierres aux suivants, il était plutôt urgent pour moi de démarrer ma propre entreprise, en espérant laisser derrière moi, autre chose que des morceaux de biens inertes.